ALBUM REVIEWS - GORILLAZ - 2/3 - DEMON DAYS

Publié le par Vivien Benmouffek

Hey, nous revoilà dans cette très longue rétrospective qui a pour but de vous initier à l'univers bigarré de Gorillaz en explorant chacun des albums et des b-sides qui ont résulté de ce projet musical hors normes, original et souvent très surprenant. Comme vous pouvez le voir ici, j'ai finalement décidé de diviser ce gros article en trois parties à mi-parcours, non seulement parce que les trilogies c'est quand même plus classe que les dyptiques mais surtout parce que pour une fois je n'ai pas envie de vous infliger un article trop long et dont vous ne lirez surement que la moitié. Et ce même si cet article est quasiment aussi long que le premier, mais vous me comprenez, je suis comme Michael Bay, j'ai des bonnes intentions mais je suis incapable de les réaliser.

On se retrouve donc dans cette deuxième partie à parler du deuxième album triomphant de Gorillaz, Demon Days, ainsi que ses b-sides tout aussi intéressantes et géniales compilées dans le disque D-Sides.

ON EST DE RETOUR !

ON EST DE RETOUR !

Mais avant de véritablement commencer, il serait néanmoins plutôt bon de vous informer que cette partie de l'article a été écrite avant que je décide de diviser le tout face à la longueur astronomique que le texte prenait, et donc il est nécessaire de lire au moins l'introduction qui se trouve dans la première partie de la rétrospective avant de lire cet article, puisque je ne fais aucun rappel de ladite introduction dans cette deuxième partie.

Donc, pour ceux qui ne suivent pas, redirigez-vous directement ici, et c'est un ordre, pour lire ceci : ALBUM REVIEWS - GORILLAZ - 1/3 - Introduction et 1er Album

Pour ce qui est des autres, qui sont logiquement des adorateurs de ma personne et qui donc se sont empressés de lire cette première partie en écoutant les deux premiers disques de Gorillaz que j'y ai présenté, vous pouvez continuer. Mais n'oubliez pas que je vous bisoute les tétons par télékinésie.

 

DEMON DAYS

"All alone"

(2005)

Quatre ans après le premier album, rien n'a vraiment changé chez Gorillaz ; nous sommes donc toujours avec 2DMurdocNoodle et Russel qui font leur musique dans leur propre univers, mais avec ce deuxième album vendu avec 15 nouvelles chansons (remarquez que ça serait un peu bête d'acheter que la pochette), Damon Albarn et Jamie Hewlett ont fait ce qui est considéré par la quasi-totalité des fans comme étant le meilleur album de Gorillaz, Demon Days.

Bon, cette petite amorce promet beaucoup de choses pour cette critique, mais je dois bien vous dire qu'on va rapidement passer à l'écoute suivie pour celui-là ; le fait est que, sans surprise ni suspense aucun, je trouve Demon Days quasiment irréprochable et donc le meilleur moyen de vous exprimer à quel point cet album est bon, c'est d'écouter tous ensemble chaque piste pour que je vous dise en quoi elles sont intéressantes et pourquoi certaines sont rapidement rentrées dans les top 5 de Gorillaz. Vous voyez, j'avais plus de choses à dire sur le premier album parce qu'il fallait que je vous explique comment les Gorillaz ont fait leur entrée sur scène, et surtout, vu que l'album avait tout de même quelques défauts embêtants, il y avait plus de choses à dire de ce niveau-là. D'ailleurs vous verrez que pour Plastic Beach et surtout pour The Fall, il y aura aussi pas mal de trucs à dire.

Donc pour Demon Days, deux choses font qu'on peut rapidement passer aux généralités dans la critique de cet album :

1.Tout d'abord, il n'y a vraiment plus beaucoup de contexte à établir ; et pour le résumer, ce contexte, Demon Days fut un deuxième énorme succès pour Gorillaz, surtout pour son single Feel Good Inc. qui fut le premier tube planétaire du groupe et qui est reconnu aujourd'hui comme la meilleure chanson de Gorillaz. Bref, Damon et Jamie ont réussi à rester nouveau et accrocheur et c'est une énorme réussite, qu'elle soit musicale et commerciale. C'est une réussite d'autant plus importante pour Damon Albarn puisqu'elle survient peu après la dissolution de son groupe Blur.

2.Et ensuite, la deuxième raison de la rapidité de cette critique, c'est qu'il est au final plutôt facile de résumer en quelques phrases (bon, pour moi ça sera quelques paragraphes avec mes phrases longues comme ma Bible) et en quelques exemples pourquoi cet album est excellent, ce que je vais m'apprêter de faire tout de suite.

Sur Demon Days, il est facile de remarquer que Damon Albarn s'est pour le coup drastiquement éloigné de Blur qui a livré son dernier album un peu plus expérimental qu'à l'accoutumée en 2003 ; c'est donc un deuxième album qui se distancie du premier (dont les influences rock alternatif deviennent rares sur Demon Days, où on ne les ressent peut-être que dans Last Living SoulsKids With Guns et White Light), mais qui en même temps finit par confirmer tous les espoirs qu'il avait pu faire naître en 2001 ; ça va, pas trop chiante la phrase ? Demon Days démontre donc encore une fois un panel de sonorités impressionnant et très varié qui fait de chaque piste une nouvelle expérience.

Et c'est bien là la grande qualité de Demon Days et ce qui le fait surpasser le premier essai pourtant très bon de Gorillaz : alors que celui-ci faisait malheureusement quelques fautes en chemin avec des chansons qui offraient beaucoup moins que d'autres, le parcours des 15 pistes de Demon Days est un quasi sans faute, et de plus il est d'une cohérence absolument imparable, alors que pourtant aucune chanson ne se ressemble.

Cette cohérence se ressent presque physiquement à certains moments de l'album, comme par exemple avec l'enchaînement de Feel Good Inc. et El Manana (et là je parle en même temps des chansons et des clips), ou dans l'enchaînement des 3 dernières chansons, Fire Coming Out Of The Monkey's Head, l'histoire de l'humanité narrée par Dennis Hopper, et Don't Get Lost In Heaven + Demon Days, qui ne sont en fait que les deux facettes d'une même chanson qui semble vouloir nous faire monter au ciel.

Mais enfin, d'un côté je parle de cohérence, et de l'autre il faut savoir que Plastic Beach fera encore plus fort dans ce point en particulier, puisque ce sera l'album de Gorillaz qui aura le plus essayé de se rattacher à la backstory du groupe, tout en étant le plus raccord possible avec le sujet de l'album évoqué par le titre, et ce sur 16 pistes, rendant le tout particulièrement homogène.

Contrairement à l'album Plastic Beach, les clips réalisés pour Demon Days (principalement Dirty HarryFeel Good Inc. et DARE) n'ont donc pas pour but de participer à un véritable et solide arc narratif avec des personnages récurrents (à part les vidéos pour Feel Good Inc. et El Manana qui se suivent et ont tout les deux le thème de l'île-moulin), même s'ils font vieillir les personnages, surtout Noodle en fait, qu'ils font aussi mourir parce que pourquoi pas faire les deux. Donc il doit bien y avoir autre chose qui fait de Demon Days un album particulier.

Et en fait c'est tout simple, la tracklist de cet album ne contient aucune réelle faiblesse, et compile en plus la plupart des chansons préférées des fans, surtout dans la première moitié qui réunit en même temps des succès qui n'ont plus à faire leurs preuves (Kids With GunsDirty HarryFeel Good Inc., etc.) et des préférences personnelles que j'adore (Last Living SoulsO Green WorldEl Manana...). Et en plus de cela, Demon Days n'est pas non plus un album qui ne prend absolument aucun risque, puisque certaines pistes prennent pour le coup des tournures assez différentes du reste de l'album : par exemple, le sublime Every Planet We Reach Is Dead, qui démarre de façon normale mais se finit dans un chaos orchestral assez atypique, ou White Light, qui donne supposément le chant à Murdoc, ne dure que 2 minutes, ne contient que trois mots et doit précéder DARE, le single dansant de l'album. Bref, il y a de quoi ne pas être affamé.

Et pour conclure, je dois bien vous avouer que malgré mes superlatifs, Demon Days n'est pas mon album préféré de Gorillaz. Non, en fait je n'ai pas d'album préféré de Gorillaz parmi les trois principaux. Pour moi ils sont tous égaux, et ont tous quelque chose qui finit par me pincer le coeur quand je décide de les mettre à la dernière place (parce que oui, quand on classe 3  excellents albums, il faut bien énoncer un excellent perdant) ; Demon Days contient la meilleure tracklist, mais en même temps j'adore l'ajout de personnalité et d'electro qu'a apporté Plastic Beach ainsi que le mélange bien dosé du premier album. 

Bref, vous devez vous demander pourquoi je met ça en conclusion de Demon Days au lieu d'utiliser ça pour la conclusion de l'article entier, mais c'est juste pour vous dire que pour moi ça n'a pas vraiment de sens de mettre un album de Gorillaz au-dessus d'un autre, et ce même si j'ai eu l'air de beaucoup plus me pignoler sur Demon Days que sur Gorillaz et probablement Plastic Beach. D'ailleurs c'est à peu près la même chose pour Radiohead (dont l'album le plus acclamé est quant à lui Ok Computer), sur l'échelle de 8 albums, quand même. A part ça, il n'y a pas grand-chose d'autre à rajouter sur Demon Days, mais si vous voulez vous introduire à l'univers de Gorillaz, c'est quasiment l'album parfait.

Bon, au final ce fut plus long que prévu (il faut dire que j'ai déjà mis 4 paragraphes pour dire que la critique allait être courte donc je suis le seul fautif), mais comme promis, voici enfin l'écoute suivie de ce formidable disque qu'est Demon Days. Et après ça, il y aura les fameuses D-Sides. Bonne écoute !

 

Ecoute Suivie

15 pistes, 51 minutes, C'EST PARTI !

1. : Intro (à 0:00)

(Instrumental)

Bon, pas grand-chose à dire sur la première piste de l'album, à part qu'on a un peu l'impression d'entrer dans une ruelle sombre et un peu glauque, ce qui n'est pas forcément un reflet très fidèle de l'album. Gorillaz nous refera d'ailleurs le coup de l'introduction dans Plastic Beach avec Orchestral Intro.

2. : Last Living Souls (à 1:03)

"Are we the last living souls ?"

Une première chanson que je trouve injustement ignorée dans l'album ; en effet, j'aime particulièrement comment la track évolue en commençant sans grands moyens puis en se développant de plus en plus au fur et à mesure. Mon moment préféré reste tout de même l'espèce d'interlude à 2:40 dans lequel le chant et la guitare de Damon Albarn avec le piano deviennent presque émouvants. Cette minute toute simple est en fait l'une des portions de l'album que j'aime le plus, dommage que le reste de la chanson soit un tout petit peu en-dessous. Des percussions intéressantes en dehors de ça.

3. : Kids With Guns (à 4:15)

"Turning us into fire, turning us into monsters, it's all desire"

Et juste après ça, on a droit à une autre piste qui commence de façon simple mais se révèle être beaucoup plus complexe et prenante que ce qu'elle laissait paraître. Damon Albarn s'adoube d'ailleurs de l'aide de la musicienne hip hop Neneh Cherry dans les choeurs ; elle accompagne très bien la musique dont le sujet est assez évident et inspiré de ces nombreuses fusillades mortelles dans des écoles ou d'autres lieux qui ont vus le sang couler sans raison et par les armes. A part ça, c'est une excellente chanson et le final est tout simplement génial.

4. : O Green World (à 8:02)

"O green world, don't desert me now"

Gorillaz aime décidément plutôt bien les ambiances apocalyptiques et les zombies, puisque ça a l'air d'être les deux thèmes principaux de cette piste, qui nous offre de très bons choeurs, de la très bonne guitare et du très bon chant après une intro qui correspond très bien à l'atmosphère désespérée créée par la chanson, avec ces bruits de corbeaux agressifs ; en somme, c'est excellent.

5. : Dirty Harry (à 12:34)

"I need a gun to keep myself among"

Et voilà une deuxième chanson dont le titre a un rapport direct ou indirect avec Clint Eastwood ; et là pour le coup, le rapport entre les deux est un peu plus difficile à établir, même si l'hypothèse la plus probable tient dans le fait que la chanson et le générique de L'Inspecteur Harry (car c'est de ce film dont il s'agit) ont le même rythme et les même changements d'ambiance. Un peu tiré par les cheveux.

Enfin, ce qui est tiré par les cheveux c'est l'importance que je donne au titre et pas à la chanson : pour ce qui est de la piste donc, c'est très funky avec des rythmes très efficaces, et la piste met en avant un choeur d'enfants qui sonne très bien lui aussi. Mais après, le problème que beaucoup de gens ont avec cette chanson, c'est la partie rap. Et en effet, elle ne semble pas vraiment être à sa place, et de plus vu la façon dont elle est amorcée avec les violons, on a l'impression d'entrer dans une autre chanson. Pour ce qui est du rap, il n'est pas vraiment génial mais bon, pour moi ça passe. Néanmoins, si vous êtes de l'avis de ceux qui pensent que cette partie a ruiné la chanson dans sa totalité, voici pour vous ci-dessous une version éditée sans rap de Dirty Harry.

6. : Feel Good Inc. (à 16:20)

"Windmill windmill for the land, turn forever hand in hand"

Voici pour le coup une chanson qui n'a pas acheté les superlatifs ; à côté de Clint Eastwood dans les classiques de Gorillaz, c'est surement l'une des pistes les plus appréciées, acclamées de tout ce qu'a pu sortir Damon Albarn avec ce projet. Le succès de la chanson tient bien évidemment dans la collaboration entre Gorillaz et le groupe de hip hop De La Soul, qui aurait pu être mal placé mais fonctionne parfaitement avec le chant de Damon Albarn et les lignes de basse (excellentes ici) et de guitare.

Mais bien évidemment, ce qui est meilleur selon moi dans cette chanson, ce n'est pas forcément le rap de De La Soul ou la basse de Murdoc, non, c'est bien évidemment ce sublime refrain qui personnellement me fait monter jusqu'aux nuages. Bon, là vous vous dites que c'est bizarre que je n'aie pas vraiment d'autres choses à dire sur ce qui est très très souvent considéré comme la meilleure chanson de Gorillaz, mais en fait c'est tout simple, je ne sais pas vraiment comment expliquer pourquoi cette chanson est aussi bonne, pourquoi elle me transporte tellement. En général, c'est un bon signe, parce que quand une chanson nous touche particulièrement, il n'y a pas vraiment grand-chose à expliquer, si ce n'est analyser pourquoi c'est bien. Et là, vous me demanderez pourquoi expliquer est justement ce que je cherche à faire depuis deux paragraphes, mais passons.

Bref, des rires machiavéliques qui l'introduisent à son superbe refrain en passant par le rap de De La Soul, tout semble être à sa place et bien intégré dans une superbe track qui est l'un des piliers principaux de cet album.

7. : El Manana (à 19:57)

"I saw that day, lost my mind"

La track qui suit Feel Good Inc. provoque elle aussi un certain impact et se distancie rapidement de son beat plutôt innocent avec une chanson qui fait partie des plus émouvantes de Gorillaz, et qui traite supposément du poids qui nous submerge par rapport à la perte de quelqu'un qu'on aime. Bref, c'est un thème plutôt sérieux et magistralement traité par une piste très touchante, surtout dans sa dernière minute.

8. : Every Planet We Reach Is Dead (à 23:46)

"I love you, but what are we going to do ?"

Voilà un titre qui n'annonce pas forcément quelque chose de très drôle non plus, mais qui amorce plutôt bien l'une de mes préférences personnelles malheureusement peu souvent citée parmi les meilleures chansons de Gorillaz. Et pourtant, Every Planet We Reach Is Dead m'impressionne toujours par l'élégance de cette ballade avec un très bon chant de Damon Albarn, parfois accompagné par des choeurs qui soulignent la beauté de la chanson. Et même pour ceux qui peuvent trouver l'ensemble un peu trop plat, il y a les deux dernières minutes, la fin de la piste, qui est quant à elle un véritable chaos orchestral plutôt jouissif à écouter.

9. : November Has Come (à 28:40)

"You know November has come, when it's gone away"

Une chanson assez courte mais très bonne qui contient un refrain très prenant accompagné de choeurs qui le sont tout aussi. Les couplets quant à eux sont assurés par MF Doom, un rappeur apparemment plutôt connu mais dont je n'ai bien entendu jamais ouï le nom ; néanmoins, son rap manque peut-être de dynamisme (ce qui doit être voulu de toute façon) mais il apporte une ambiance très intéressante à la chanson, ce qui rend le tout très appréciable.

10. : All Alone (à 31:23)

"All Alone" 

Oui, là vous devez vous dire que j'ai été énormément inspiré pour la citation correspondant à cette piste, mais c'est là toute les paroles qu'a Damon Albarn dans la chanson. En dehors de ça, c'est un des meilleurs moments de l'album, qui claque à tous les niveaux : les percussions claquent, le rap claque, l'interlude chanté par Marina Topley-Bird claque, ce qui suit tout autant, bref, c'est excellent.

11. : White Light (à 34:49)

"White Light, Alcohol, Alcohol White Light..."

Une chanson qui a l'air de nous montrer les centres d'intérêt de Murdoc, qui est ici censé être au chant et dont les seules paroles sont "white light" et "alcohol"... Ah, et aussi "tu tu tu tu". Bref, c'est court (2min), c'est agressif et c'est extrêmement efficace, même si ça ne vaut pas les meilleurs points culminants de l'album.

12. : DARE (à 37:00)

"Never Did No Harm"

Voici la vidéo de DARE, avec une tête géante de Shaun Ryder et Noodle à 13 ans qui danse. Voilà.

Autant vous le dire, je n'ai pas accroché tout de suite à cette chanson, que je trouvais un peu trop répétitive, trop discothèque et que je n'appréciais pas vraiment. Mais quand on commence un peu à saisir les paroles et le rythme de la piste, c'est quand même beaucoup mieux. En effet, DARE se réclame avant tout comme une chanson pour nous inviter à danser, et contient de véritables qualités, comme une très bonne basse (d'ailleurs pour vous ruiner toute la chanson, je trouve que la basse fait un peu des gros bruits de pet) et un rythme très bon. Pour le coup je ne sais pas qui fait le chant (c'est censé être la chanson de Noodle qui s'amuse dans sa chambre (ok ça fait bizarre dit comme ça)), mais en tout cas il y a un Damon Albarn discret en renfort dans la voix et Shaun Ryder dans les choeurs ; les 3 voix s'additionnent très bien et c'est cool. Voilà, magie de l'argumentation.

D'ailleurs, juste comme ça, ce mec (Shaun Ryder) a beau ne pas sonner trop trop mal dans cette chanson, ça a quand même l'air d'être un espèce de junkie et/ou beauf, parce qu'à chacune de ses performances live de la chanson il a l'air soit bourré soit drogué. C'est en même temps drôle et pathétique. Je vous conseille tout particulièrement de regarder sa performance pour le show Demon Days Live où la façon dont il crie DAAAAAREEE aléatoirement et dont il délivre ses paroles sans aucun souci de rythme ou de beauté est presque hilarant. 

Enfin, plusieurs choses à savoir en bonus, la chanson parle très probablement de masturbation "It's coming up, it's dare/there (...) you've got to press it on you [...] hold it down, dare/there (on y revient)", et pour ce qui est du titre, il s'agit (apparemment) d'une déformation faite à partir de l'accent très prononcé de Shaun Ryder, qui a l'air de dire "Dare" quand il dit "there". Bref, c'est assez fou-fou tout cela.

13. : Fire Coming Out Of The Monkey's Head (à 41:10)

"There was fire and then... Nothing."

Une piste très intéressante si on comprend le sens de ce qui nous est narré par un Dennis Hopper qui s'implique plutôt bien dans l'histoire de ces "happyfolk" dont le sanctuaire, une montagne qu'ils appellent "monkey", est profané par des envahisseurs qui profitent d'eux, les "strangefolk". Damon Albarn reprend à deux reprises contrôle de la chanson avec des refrains qui ont une réelle signification et un sens. Il est d'ailleurs dommage qu'aucun clip n'ait été produit par rapport à cette piste car cela aurait bien servi une oeuvre très inspirante. Si c'est un mot.

14. : Don't Get Lost In Heaven (à 44:30)

"don't go over the edge, you'd make a big mistake"

Pour le coup, les deux dernières tracks de Demon Days sonnent comme une chorale divine, en commençant par Don't Get Lost In Heaven, une track qui peut paraître un peu trop courte mais qui se rattrape avec une ambiance plutôt excellente qui nous donne l'impression d'écouter de la musique au paradis, avec ce choeur de femmes qui fera tout le sel de la track qui suit.

15. Demon Days (à 46:24)

"Turn yourself around to the sun"

Sous les mêmes accords que Don't Get Lost In Heaven, on a l'impression d'entendre la suite de la chanson ou une version alternative de celle-ci. Malgré cela, je dois bien avouer que Demon Days est bien l'une de mes pistes préférées dans l'album, tant elle nous donne l'impression d'assister à une intervention divine. La chanson se divise en fait en deux parties sur le même chant, et reste puissant du début à la fin, avec en premier la voix presque angélique de Damon Albarn et ensuite le même choeur que dans Don't Get Lost In Heaven qui continue de donner un esprit de chorale gospel rafraîchissant au final de cet album. En résumé c'est une piste qui touche le sublime et effleure le sacré. Parce qu'aujourd'hui j'ai envie d'être poétique.

 

Bon, sachez que cette écoute suivie fut pour le coup beaucoup plus laborieuse que prévu, mais je suis toujours partant, et j'espère que vous l'êtes, pour que nous nous plongions tous ensemble dans le CD des b-sides de Demon Days, sobrement intutilées "D-Sides" !

 

Le coin des b-sides

D-SIDES

"The sun will shine again"

(2007)

Bon, j'ai déjà succintement parlé de ces fameuses d-sides, et donc venons-en directement au but : ce disque m'a fait encore plus apprécier Demon Days, puisque quand on voit ce que Damon Albarn a sacrifié rien que pour un souci de cohérence dans l'album (en effet, aussi bonnes soient-elles, certaines tracks ne pourraient très certainement pas rentrer dans le délire de Demon Days), on commence à comprendre que le mec sait ce qu'il fait, et tout simplement qu'il gère. C'est tout.

En effet, avec sa fournée de 13 chansons (pour un album de b-sides plus long que le véritable album !), ce D-sides nous offre quelques fabuleuses perles, dont les deux plus importantes et dont je ne comprend toujours pas l'absence sur quelconque véritable album de Gorillaz sont bien évidemment le somptueux Hong Kong et le tout aussi beau Stop The Dams. A côté de ça, ce disque nous livre aussi d'autres pistes très intéressantes, comme par exemple les deux versions démos de respectivement DARE (ici nommé People et chanté par Damon Albarn avec des paroles totalement différentes mais avec presque le même beat et la même basse-prout) et Don't Get Lost In Heaven.

A travers ces versions et même d'autres chansons dans l'album (The Swagga, Spitting Out The Demons...), on peut ainsi voir que dans une autre organisation de l'univers, Demon Days aurait été assez semblable au premier album, car ce qui est maintenant devenu le véritable album diffère beaucoup des quelques parcelles qu'on peut voir ici et là.

Maintenant, le seul problème c'est qu'on ne peut pas véritablement considérer ce d-sides aussi intéressant et complexe soit-il en tant que véritable album, car le tout reste une compilation, même totalement épurée de remix bête et méchant, sans grande cohérence (on passe du très folk Highway (Under Construction) au totalement barjo Rockit...etc.) et sans la production d'un Plastic Beach ; parce que bon, quand on voit le clip pour Rockit, c'est pas la même chose que Stylo hein...

Mais tout cela ne m'empêche pas de véritablement adorer ces b-sides, qui ont beau être un peu moins atypiques et barrées que celles compilées dans g-sides, mais qui touchent la grâce et le grandiose à de nombreux moments dans ces 55 minutes de bonheur.

 

Ecoute Suivie

13 pistes, 55 minutes, C'EST PARTI !!

1. : 68 State (à 0:00)

(Instrumental)

D-Sides commence avec un instrumental peut-être un peu trop long (4min48), surtout qu'il s'agit en réalité de la même progression musicale en boucle, mais ça reste déjà plutôt bon, avec une track qui fait penser un tout petit peu aux Daft Punk (enfin bon, ça doit être que moi et mes observations approximatives), et qui passe très bien.

2. : People (à 4:48)

"Everybody making a sound"

Bon, comme je l'ai déjà dit, il s'agit ici d'une des premières versions de DARE, qui est pour le coup ici une track beaucoup moins prenante et dansante mais qui est tout de même très bonne, surtout si vous exécrez Shaun Ryder au plus haut point, ici totalement absent de la chanson. Et, encore une fois comme je l'ai dit, on sent quand même beaucoup de l'atmosphère du premier album dans People, même si le côté plus électronique des sons l'éloigne des débuts de Gorillaz, avec cette atmosphère un peu "stone" apportée par le chant de Damon Albarn.

3. : Hongkongaton (à 8:13)

"Oh you can't hide"

Non, je n'ai aucune idée de ce que sont censés nous représenter les bruitages qui introduisent la piste, et non, il ne s'agit pas de la chanson Hong Kong, on y est pas encore. Ici, c'est tout de même assez intéressant, et on est rapidement pris dans la chanson par cette mélodie plutôt catchy et à l'ambiance très orientale justement. Le seul point noir, c'est que c'est un peu trop long, surtout vers la fin, et un tout petit peu répétitif. Mais Gorillaz se rattrapera très bien avec son autre chanson à tendance hong-kongaise dans d-sides.

4. : We Are Happy Landfill (à 11:49)

"So follow the lives till they cut up your eyes"

Autant vous le dire, j'adore comment le beat est créé et amorcé au début de la chanson, c'est plutôt puissant. Maintenant pour ce qui est du reste de la chanson, c'est très agressif et un peu bruyant, mais c'est bon putain.

5. : Hong Kong (à 15:28)

"It was beautiful but nothing really was there"

Ici, une performance live, mais écoutez d'abord la version album de préférence tout de même

Bon, on y vient, une chanson que je classerais très facilement dans le top 10 de mes chansons préférées de Gorillaz, parce que c'est beau et émouvant tout simplement. La façon dont est utilisé cet instrument chinois qui s'appelle un gu-zheng (the more you know !) est tout simplement sublime et nous fait rentrer dans l'ambiance que veut créer cette piste de plus de 7 minutes de beauté. En fait je n'ai quasiment rien d'autre à dire, Hong Kong réunit un peu les raisons pour lesquelles j'aime Gorillaz : il y a un univers qui est créé à chaque chanson, des musiques qui nous transportent (en bien ou en mal parfois), et il y a Damon Albarn qui est bien évidemment au centre de tout le projet, et ici très touchant.

Bref, si vous ne voulez écouter qu'une seule chanson de tout cet album (parce que vous avez surement d'autres choses plus intéressantes à faire), c'est bien celle-là. Horriblement sous-estimé. Ci-dessus vous pourrez trouver une très bonne performance live de la chanson, qui met un peu plus en avant la musicienne Zeng Zheng, qui joue ce magnifique instrument qu'est le Gu-Zhen. Mais surtout, restez zen. Aha.

6. : Highway (Under Construction) (à 22:43)

"If I get a lot from you, I'll make it all come true"

La chanson qui suit Hong Kong ne démérite pas non plus dans les titres sous-estimés de Gorillaz. En effet, c'est un tout nouveau panel d'ambiance que nous délivre Highway, avec un côté très folk que personnellement j'adore. Le chant, les paroles (qui sont assez belles et poétiques), le rythme lent, les synthés, les choeurs de "lalala" et surtout cette dernière partie au piano sont autant de raisons pour expliquer pourquoi je trouve cette track tout bonnement excellente.

7. : Rockit (à 27:03)

"The world is very sexy"

Voici le clip de Rockit. Sachez néanmoins qu'en AUCUN cas il ne vous permettra de déchiffrer le sens de la chanson. Néanmoins, vous pouvez remarquer qu'au début de la vidéo la goule se tient le zizi.

Bon, ok, soit Damon Albarn et Jamie Hewlett on fumé quelque chose en trop, soit ils ont totalement pété les plombs parce que cette chanson n'a absolument aucun sens, et c'est ça qui la rend unique. En effet, la plupart des paroles ne sont que des évocations aléatoires et absurdes qui au final ne nous renvoient qu'à des blablablablabla. Même l'ambiance inquiétante et les "Rock it" qui semblent être proférés par des démons (et me font encore une fois penser à du Daft Punk) n'ont pas l'air d'être à leur place.

Mais en réalité il y a tout de même un message dans cette track ; en plus d'être un jouissif numéro de n'importe quoi, elle a justement été pensée pour critiquer la musique pop, qui à force de formulations remachées qui n'ont plus aucun sens, devient totalement absurde et ne dit rien. Bref, le procédé de Rockit c'est de dire des trucs sans aucun sens pour créer du sens, et j'aime beaucoup le concept.

8. : Bill Murray (à 30:37)

"So many days to get lost ; many many people I know got lost"

Bon, pour le coup je ne sais pas vraiment quel est le rapport entre cette chanson et Bill Murray (peut-être lost pour Lost In Translation, j'en sais rien moi), mais ça reste une track plutôt excellente, et même si le chant ne contient que deux phrases, le tout est très bien emballé dans des instrumentaux qui font du bien à nos oreilles.

9. : The Swagga (à 34:30)

"every four oclock in the morning I think I'm gonna die"

Bon, souvenez-vous bien que cet album est sorti en 2007 et que cette chanson a du être écrite bien avant, et donc le titre n'a pas du tout la même signification que vous devez le penser. Mais bref, il s'agit encore là d'une excellente piste, qui a peut-être une atmosphère un peu trop électronique qui l'empêche de totalement gagner mes faveurs, mais le chant et le sens des paroles assurent très bien le niveau. En résumé, c'est vraiment très swagNON TA GUEULE NE DIS PAS CE MOT VA TE FAIRE FOUTRE ESPECE DE SALE JUI%§$$...

10. : Murdoc Is God (à 39:27)

"2D is king, Murdoc is god, trying to fit in"

Bon, je respecte l'intention de mettre en avant à quel point Murdoc est un homme très appréciable et sans orgueil, mais tout de même ça reste peut-être la seule track de cet album auquelle je dois bien avouer ne pas trop accrocher, la faute à un aspect général bien trop bruyant, qui reprend en plus un sample de O Green World dans son chaos musical et général. Heureusement que ça reste tout de même plutôt succint.

11. : Spitting Out The Demons (à 41:54)

"Good times"

Wow, cette vidéo est la meilleure de Gorillaz, j'aime particulièrement le moment où il y a un moulin qui tourne

Dieu que cette guitare et cette basse sont bonnes, et ça tombe bien puisqu'on les a dans toute la durée de 5 minutes de cette chanson. Il est vrai que c'est un tout petit peu long, d'autant plus que l'introduction en instrumental sans le chant de Damon Albarn dure déjà plus de la moitié de la piste. Mais quand le chant arrive, c'est tout aussi bon, et de plus je dois bien avouer que j'adore l'atmosphère créée par les instruments, ça me donne l'impression d'observer un cimetière pluvieux. Mais bon, ce que je dis est un peu trop intéressant, donc au lieu de m'écouter, observez la vidéo ci-dessus et étudiez le fait que ce moulin RESSEMBLE TRES FORTEMENT A UNE BITE. Voilà, Vivien Benmouffek, Critique Intellectuel, pour vous servir.

12. : Don't Get Lost In Heaven (Demo Version) (à 47:04)

"Don't go over the edge, you'd make a big mistake"

Bon, c'est la deuxième version démo qu'on peut trouver sur ce disque, et pour le coup elle se rapproche beaucoup plus de sa version album, seulement dans la forme cela dit ; cela me permet donc de comparer les deux, et je dois bien dire que je préfère bien plus l'atmosphère créée dans la version Demon Days qui me semble un peu plus en accord avec le sujet de la chanson. M'enfin, je pense que si Damon Albarn a fait évoluer cette version démo c'est justement pour ça, donc en dehors de ça cette track reste très bonne, puisque c'est après tout l'exact mélodie de la version de Demon Days. Mais chanté par un Damon Albarn probablement drogué, vu comment sa voix sonne dans la piste.

13. : Stop The Dams (à 49:33)

"The sun will shine again"

Voilà, ici vous avez la deuxième chanson qui me baffe dans ces d-sides. Je trouve juste que ces arrangements sont tellement beaux et émouvants, la chanson tellement magique et poétique qu'elle me transporte sans faute à chaque fois. Et ce n'est qu'une b-side, bon Dieu de merde ; enfin, je dis cela alors que je sais parfaitement pourquoi elle ne fait partie d'aucun véritable album : c'est une chanson très différente de tout ce qu'a pu faire Gorillaz, et ainsi elle ne rentre pas vraiment ni dans l'univers de Demon Days, ni dans celui de Plastic Beach, et encore moins dans l'univers de The Fall.

C'est une chanson qui nous dit de nous débarrasser des barrages que l'on se créée dans sa vie ou dans son propre esprit, et, d'une manière assez logique, c'est une chanson qui brise les barrages que peut se créer Gorillaz pour construire un univers à elle seule. D'ailleurs c'est plutôt intéressant de voir que les arrangements à la base de la piste me rappellent un tout petit peu No Surprises de Radiohead, qui a le même genre d'impact sur moi. Voilà, c'est ce qu'on appelle une observation dans le vide dont la seule utilité est de mettre plus de texte.

D'ailleurs vous remarquerez qu'en général plus il y a de texte, plus la chanson est profonde et intéressante, donc bon, si vous voyez que je me masturbe sur une piste pendant quatre paragraphes, c'est bon signe, ça veut dire que vous pouvez y aller franco.

Mais bon, je parle et je parle, mais je dois tout de même admettre que la seule chose qui me bloque un peu dans ce Stop The Dams, c'est cet interlude parlé qui a au final beaucoup de sens (un mec qui se rend compte que le métal qui forme des barrières dans ses pensées fait du bruit quand il marche, bref, une visualisation littérale du thème de la chanson), mais qui sonne tout de même un peu étrange, avec la voix un peu forcée qui est utilisée. Mais c'est bien là le seul défaut d'une magnifique track, qui finit en beauté ces très intéressantes d-sides. Et oui, je ne sais pas pourquoi je met ce mot au féminin, c'est juste que ces d-sides sont tellement bonnes qu'elles en deviennent quasiment érotiques.

C'est donc la fin de cette écoute suivie haute en couleur sur ce disque génial, et avec ça la fin de mon exploration de l'album Demon Days.

Vous avez dû le remarquer, j'ai eu beaucoup moins de mal à extirper mon écoute suivie des D-sides que mon écoute suivie sur le véritable album, mais bon ça je peux l'expliquer par le fait que j'ai étrangement beaucoup plus de mal à expliquer pourquoi j'aime des chansons que j'ai écouté maintes et maintes fois (sérieusement, la critique la plus difficile à faire et laborieuse fut sur Feel Good Inc., alors que c'est la première chanson de Gorillaz que j'ai vraiment écouté, et ce des mois avant de me plonger dans les albums...), que décrire des coups de coeur plutôt récents, puisque ça fait pas très longtemps que j'ai décidé d'écouter les chansons délaissées des albums. Voilà la logique bizarre de mon organisme.
Et pour ce qui est de la conclusion, vous pouvez la faire vous-même, 
Demon Days est le pilier principal de Gorillaz, et si les autres albums ne déméritent certainement pas en qualité, Demon Days accompagné de son bébé avorté D-Sides sont un véritable mastodonte dur à contrôler. J'espère aussi ne pas m'être vautré dans la célébration de cet album pour opter pour un point de vue un tant soit peu objectif, et surtout j'espère que je vous ai bien encouragé à écouter ces deux disques passionnants.

Et c'est donc cette fois la fin de cette épisode du milieu de ma grande rétrospective sur Gorillaz. J'espère ainsi plusieurs choses, déjà que vous suivez toujours, que vous me lisez toujours aussi mais surtout que je vous fais encore découvrir de belles musiques, car c'était là mon but qui m'a guidé à travers cette écriture très longue et parfois même plutôt laborieuse (par exemple cette conclusion est une réécriture complète après qu'overblog l'ait fait disparaitre dans un bug de chargement du texte...).

Pour ce qui est de la troisième partie, le programme sera donc encore une fois assez lourd puisque je vais cette fois traiter deux disques aux univers totalement différents (la faute étant qu'aucun des deux n'est accompagné de b-sides) : tout d'abord, parce qu'après tout c'est les vacances et donc on va à la plage, il y aura Plastic Beach (sorti en 2010), qui demandera de critiquer 16 pistes hautes en couleur, et le particulièrement atypique et différent The Fall (sorti en 2011), sur lequel je pourrais longtemps palabrer sur sa conception et sa réception.

Mais pour conclure vraiment la rétrospective, j'annonce aussi un retour sur le single Do Ya Thing dans la dernière partie de la dernière partie, qui est tout de même la dernière chose que nous a sorti Gorillaz (en 2012) et qui mérite donc ce traitement spécial, d'autant plus qu'il s'agit d'une collaboration entre 3 artistes qui nous ont donné un résultat totalement taré de 13 minutes (!!!!) dans sa version complète. Et ça vaut le coup d'oeil.

Bon, vu que ça fait trop de paragraphes en gras, je vais m'arrêter maintenant, et vous donne rendez-vous pour une dernière partie qui s'annonce bien ; d'ici là j'espère que vous continuerez de me lire et d'écouter du Gorillaz.

 

 

ENJOY

A suivre dans ALBUM REVIEWS 

 

PLASTIC BEACH

"overload, overload, overload"

(2010)

 

THE FALL

"put a little love into my lonely soul."

(2011)

DO YA THING

(Single)

"I'M THE SHIT !"

(2012)

Publié dans Dans Le Jukebox

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L'homme qui faisait "Plop." 30/07/2014 23:03

Plop.