Top dépression !

Publié le 24 Juin 2012

Pour inaugurer la catégorie dossier je vous met dans la peine et l'envie de se pendre avec ce classement : 10 films pour se flinguer le moral.

Vos collègues en ont marre de votre bonne humeur du matin ? Ils ou elles jalousent votre vie sans responsabilité quand ils ou elles subissent les gosses qui tombent malades ? Et bien rejoignez maintenant la morosité ambiante grâce à cette sélection de film qui vous donnera enfin une totale envie de vous trancher les pieds.

Voici mon top  :

 

10. Les Fils de l'homme : J'ai choisi ce film pour son ambiance profondément sombre et surtout pour le constat amer sur l'humanité des hommes. Voici une valeur vite tronquée quand l'humain renonce à tout espoir d'un lendemain. Dans une société déshumanisée où les kits de suicide sont vendus en vente libre et où l'humanité vit ses derniers instants il est bien difficile de percevoir une once de compassion entre les êtres. Et pourtant celle ci demeure malgré tout et paradoxalement l'ensemble est tout de même traversé par un souffle de vie et une énergie du désespoir salvatrice. La rédemption du personnage de Théo (superbe Clive Owen) risquant sa vie pour sauver une femme et son enfant représantants l'ultime espoir de l'humanité. Quand d'autres souhaitent s'en servir pour leur compte, la seule motivation de Théo est de tenir une promesse et de sauver une vie... Au final si l'ensemble est imbibé d'une tristesse infinie, c'est aussi un film profondément humain.

 

9. Black Swan : On peut dire qu'il a fait fort avec ce film le gars Arronofsky : aucune porte de sortie positive, pas un seul moment de fugace bohneur rien que de la pure déprime... Le film se présente tels un puit sans fond de noirceur. Le spectateur suit le tragique destin de Nina, danseuse étoile de son état, rongée par son obsession de perfection... Plus le film avance plus Nina se rapproche du statut de cadavre ambulant mais aussi de son but. Le message de ce film : la passion c'est souffrir avant tout ! Encourageant.

 

8. The Wrestler : Décidément Arronofsky est l'ami des labos pharmaceutiques produisant le Prozac. Avec son Wreslter il réalisait avant Black Swan une oeuvre profondément sombre dans laquelle on suivait le destin tragique de Randy The Ram Robinson catcheur de son état. Dans un soucis de néo naturalisme, Arronofsky devient de plus en plus une sorte de Zola du 7ème art. Quoiqu'il advienne, qu'importe les efforts tout conduira le héros sur la voie du tragique.

 

8. Le Labyrinthe de Pan : Visuellement sompteux, ce film sous des attraits de conte pour enfant se révèle être en réalité un funeste cauchemar où l'horreur des monstres du monde fantastique de la fillette laisse place à celle de monstres bien réels. Monstre dont Sergi Lopez en est l'un des représentant les plus marquant. Guillermo Del Toro assume la noirceur de son oeuvre et rien ne semble fournir le moindre éclat d'espoir si ce n'est un fin que l'on interprètera selon sa préférence.

 

7. Seven : Dans cette oeuvre nihiliste de Fincher, l'humain n'est que peu valorisé ni même sa création. Les personnages déambulants dans une ville sans noms où l'apathie est devenue l'unique règle de survie sont confrontés à un tueur aux méthodes encore plus abjectes que celles de Maïté pour tuer une anguille. Dans une ambiance glauque à souhait, David Fincher pose ici le scénario d'un film terriblement noir où cette fois ce ne sont pas les gentils qui gagnent et où la morale n'est pas sauve.

 

5. Festen : C'est un danois, Thomas Vinterberg, et il est très inspiré de Lars Von Trier. Son plus grand film, Festen, est tourné selon les préceptes de dogma95 : caméra à l'épaule, pas d'éclairage autre que la lumière du jour, pas de flashback. En bref, on vit une immersion totale dans cette fête de famille dans une riche propriété, fête qui tourne au cauchemar quand le fils accuse le patriarche de pédophilie. Pas de sang, juste des mots, et une tension absolument malsaine jusqu'au final dérengeant et très pessimiste sur notre société. De quoi s'acheter une corde !

 

4. Swimming with Sharks : Le film n'a pas particulièrement un ton déprimant, s'aventurant même des fois sur le chemin de la comédie mais son cynisme ambiant et l'amoralité de sa fin a de quoi flinguer les espoirs du jeune naïf pensant qu'à force de bonne volonté et de courage on fini par réussir dans la vie... Et bien en fait dans ce film le message c'est l'inverse totale nous invitant ainsi à renoncer à nos idéaux provenant de Oui Oui chez les Nounours. Pour réussir il ne faut pas hésiter à manger son prochain et surtout on est toujours le larbin d'un autre. L'oeuvre trouve son contexte dans le cadre du cinéma mais on peut aisément l'extrapoler partout. Parfait pour vous flinguer le moral si vous avez un quelconque espoir quant à entretenir l'idée que la réussite n'incombe pas de trahir les siens...

 

3. Mystic Rivers : Ce qui me déprime le plus avec ce film c'est surtout mon incapacité totale à le voir en entier alors qu'à chaque fois que je commencer à le regarder ce qui il y a sur l'écran me plait... enfin je ne parle pas des meutres ni de la pédophilie mais surtout de l'histoire, la mise en scène et le jeu des acteurs. Pourtant à chaque fois que je commence à le mater il y a toujours un évènement qui m'empêche de voir la fin. C'est comme une malédiction. Et rien que pour ça je déprime de passer à chaque fois à côté.

 

3.bis La Route : Adaptation du livre de Cormac Mc Carthy; le film de John Hillcoat est lui aussi ampli d'une ambiance désepérée imbibant ce monde apocalyptique. Bien plus cruel que les Fils de l'homme, ici la notion de société n'existe plus dans ce monde où les humains s'entre dévorent (au sens propre) pour survivre. La survie est d'ailleurs la seule motivation des... survivants. Toutefois l'espoir est ici dans le personnage de l'enfant qui servira de garant quant à l'âme de son père. Il est ce qui lui permet de rester humain et de ne pas sombrer dans l'animalité. Le final particulièrement triste ainsi que l'ambiance sombre et pesante de l'oeuvre achève d'en faire un (bon) film déprimant.

 

2. Requiem For a Dream : Décidément Aronofsky doit être actionnaire dans une entreprise de fabrication de corde et une autre fabriquant les tabourets. Sérieusement ce mec ne réalise que des oeuvres profondéments sombres où les personnages courent irrémédiablement à leur perte. Ici le moteur sera la dépendance aux drogues. Qu'il en soit de la mère, du fils et de sa copine ainsi que de leur meilleur amis; aucun n'aura un sort enviable, tous connaissant chacun une déchéance soit psychologique, physique, morale, sociale...

 

And the winner is :

 

1. Star Wars Episode 1 : La Menace Fantôme : Le ton du film n'a rien de déprimant en effet mais attendez avant de me traiter de troll bas de gamme en l'ayant incorporé en première place dans un classement sur les films les plus déprimant. Quel film les fans auront attendus 16 ans, espérant un épisode retracant le genèse d'une saga populaire en espérant une oeuvre plus mature avant de se rendre compte que le seul but de cet épisode et d'attirer les kids avec le personnage perfide de Jar jar Binks ? Ce film est mauvais en tout point et le seul fait qu'on lui attribue le titre de Star Wars Episode 1 est une insulte à la saga et ça ça me déprime.

 

 

Rédigé par Hunter of Yoyo

Publié dans #Dossiers Ciné

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Hunter Arrow 24/06/2012 19:43

Merci pour tes suggestions qui m'ont permis de terminer ce top, je compte remettre en page l'article dès que Overblog me laissera mettre des images

yoyo114 24/06/2012 19:21

Etonnamment, il m'a fallu m'y prendre à trois reprises avant de terminer Mystic River. Nous partageons la même malédiction !! Pour la menace fantôme, j'ai commencé, j'ai pas aimé, déprimant...