Avant-première : La vie d'Adèle : Yes, we Cannes !

Publié le 5 Octobre 2013

Après un encensement unanime au festival de Cannes, suivi d’une pluie de polémiques en tous genres (Kechiche est un tyran, le film fait l’apologie de l’homosexualité, et j’en passe…), on peut reconnaître, à la décharge du réalisateur, que le film a été entaché, et pour de mauvaises raisons. Est-ce pour autant le chef d’œuvre absolu annoncé par le microcosme de la Croisette : pas pour moi, en tout cas ! Le film de Kechiche m’a parfois ému, parfois gêné, souvent endormi. Trop occupé à son exercice de style propre, à savoir le « filmer vrai », Kechiche en oublie de développer une histoire avec tout ce qui fait le sel d’une fable : la surprise, la rupture, le coup de théâtre, l’ambiguïté, et surtout, surtout, l’imagination et l’âme d'un récit.

 

                Les polémiques

Avant de démonter le film, que je n’ai pas totalement détesté non plus, revenons sur les procès d’intention que l’on a pu lui faire. Désolé, messieurs dames, mais le film est très loin de faire l’apologie de l’homosexualité. Au contraire, il présente le désir lesbien comme quelque chose de purement physique. Quand Adèle essaie de reconquérir Emma, après quelques mois de rupture, elle ressasse le même argument : « je veux qu’on recommence à se toucher ». D’ailleurs, faisons une petite parenthèse pour évoquer l’imagination stérile de Kechiche quand il s’agit de représenter le désir chez une femme. En gros, les lesbiennes adorent se donner des claques sur les fesses, et pousser de grands cris de jouissance pendant trois minutes non-stop. C’était limite risible, et d’ailleurs la salle entière a commencé à rire, même si je pense que la plupart riaient par gêne.

 

Tout ça pour dire que, à aucun moment, on a le sentiment que les deux amantes sont en fusion intellectuelle. Elles sont l’exact opposé l’une de l’autre en terme de personnalité. Vous me direz : certes, mais, ne dit-on pas que l’on tombe généralement amoureux de son opposé. Et là, moi, Yoyo114, je vous réponds : certes… Mais les amoureux opposés doivent finir par se compléter l’un et l’autre. Or, dans le couple d’Adèle et Emma, les deux filles ne se comprennent jamais : l’une est absorbée par ses ambitions artistiques un brin dévorantes, l’autre n’a aucune envie de refaire le monde, et se sent très bien dans son métier d’institutrice. C’est un des points forts du film : la représentation d’un couple où les seuls échanges sont sexuels. Bref, Abdellatif Kechiche ne fait l’apologie de rien du tout. Le sous-texte politique autour de l’homosexualité est effacé au profit d’une histoire humaine, et ne fait son apparition que le temps d’une scène (extraordinairement puissante), où Adèle doit faire face à son groupe de « copines » hypocrites qui essaient de lui faire avouer son attirance pour les femmes.

Passons à la deuxième polémique, qui a fait de Kechiche un metteur en scène imbuvable, un tyran envers ses actrices, un homme dangereux et menaçant. Il est vrai que Kechiche s’écoute parler, et en regardant La Vie d’Adèle, on se rend bien compte que le bonhomme ne se prend pas pour de la m**, pour du caca. Je peux admettre que les techniciens en aient eu assez de filmer des scènes de cinq heures sous prétexte que leur patron souhaitait "filmer la réalité". Car, même si monsieur Kaganski des Inrocks refuse de l’entendre, un cinéaste a les mêmes devoirs envers ses techniciens qu’un employeur envers ses salariés. L’art n’excuse pas tout. En revanche, j’ai du mal à comprendre les propos de Léa Seydoux, qui regrette maintenant d’avoir fait le film, sous prétexte que Kechiche était un tyran. Je trouve cette réaction un peu sournoise, car la jeune demoiselle savait très bien ce qui l’attendait : elle avait lu le script, et elle connaissait sûrement les méthodes de travail du réalisateur. En d’autres termes, voilà une autre polémique un peu hors-sujet, et pendant ce temps, les spectateurs français n’ont toujours pas vu le film.

 

 

Le film

 

Le titre du film n'est pas mensonger : pendant presque trois heures, le spectateur suit littéralement la vie du personnage principal : Adèle est de toutes les séquences, et pratiquement de tous les plans. On la voit se poser des questions sur son existence, prendre conscience de son attirance pour les femmes, devenir une adulte, s'épanouir dans son métier d'institutrice, déprimer, repartir à zéro. Bon, autour de ça, on la voit aussi jouir, et ça occupe d'ailleurs une part beaucoup trop importante du film, mais il paraît que Daniel Toscan Séplanté a trouvé cela bouleversifiant.

 

Je dois avouer que je suis extrêmement déçu. Certes, Kechiche est un bon metteur en scène, dans le sens où il arrive à "filmer vrai". Certaines scènes sont impressionnantes de puissance, et dans l'ensemble la première moitié m'a plu. Mais à côté de ce talent de mise en scène et de direction d'acteurs, il y a une paresse assez impressionnante en ce qui concerne la narration. La critique s'extasie en clamant que c'est un film libre et nouveau, alors que l'histoire est affreusement calibrée. La rencontre, l'interdit bravé, puis la séparation à cause des barrières sociales : tout se déroule de façon creuse, sans tout ce qui fait le sel d'un récit : coup de théâtre, rupture, et surtout, surtout : l'imagination.

 

 

Mais, mon dieu, si Dostoievski, Emile Zola ou Alain Fournier voyaient ceux que l'on érige au rang de grands artistes au 21ème siècle ! (je prends comme exemple des écrivains car le film se veut très romanesque, donc mieux vaut le comparer à de la littérature). Kechiche est bon, mais son "filmer vrai" n'est finalement qu'un exercice de style un peu abstrait, dont il finit par se retrouver prisonnier. Autant il arrive à faire vivre son histoire sur une heure et demie, autant l'autre moitié devient une purge : j'ai eu l'impression de m'enraciner sur mon siège, à mesure que la dernière heure s’écoulait lentement, lentement, leeentement… C'est un peu comme si une connaissance lointaine vous invitait chez lui, et vous faisait visionner un de ses films de famille sur VHS, avec les anniversaires, les rentrées des classes, les fêtes de fin d'année, les dîners entre amis, etc. Alors, on peut dire que Kechiche a parfaitement réussi son coup. Pour autant, ça ne rend pas l'histoire moins lisse ou plus intéressante. Au mieux, le style Kechiche donne une grande puissance immersive à quelques séquences, mais ça s'arrête là. Le reste du temps, on s'ennuie comme devant le film de vacances d'une personne qu'on connaît de vue.

 

Quant aux scènes de sexe, elles sont ridicules, et s’inscrivent dans cette entreprise idiote qui consiste à faire toujours plus trash que les cinéastes précédents. De plus, Kechiche a une imagination vraiment stérile quand il s'agit de représenter l'amour lesbien. Je dirais même que ce film semble critiquer l'homosexualité, puisqu'il représente l'amour homosexuel comme une attirance purement physique. D'ailleurs, hormis ces relations physiques assez bestiales, les deux amantes n'ont aucun échange humain, elles sont bloquées dans leur monde (l'une institutrice peu ambitieuse, l'autre artiste enfermée dans un monde pédant). Deux personnages finalement assez détestables et egoïstes, que Kechiche ne rend pas attachants.

 

La faute ne vient sûrement pas des deux actrices principales, car La vie d’Adèle confirme l’incroyable talent de Kechiche pour la direction d’acteurs. Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, lumineuses, interprètent leur personnage à fleur de peau. Tous les autres acteurs sont très convaincants, et rarement, au cinéma, on aura vu des dialogues sonnant aussi justes. C'est une des énormes qualités qu'il faut reconnaître au film.

 

L'avant-première

J'avais payé pour une avant-première en présence du réalisateur et des deux actrices principales. Finalement, Abdellatif n'est pas venu, et Léa Seydoux non plus. On a eu le droit à Adèle, et à d'autres jeunes acteurs, ainsi qu'à la productrice. Pas d'interactivité avec le public : un animateur a vite fait posé des questions sur les souvenirs de tournage. Les spectateurs ont eu l'immense privilège de découvrir que les acteurs ont adoré l'ambiance du vieux-Lille avec les bars et tout... Les questions ont duré cinq minutes, un des acteurs a déclaré qu'il n'était pas Lillois mais "Français"......... Une fois que toute l'équipe du film a pu donner son avis sur les bars du Vieux-Lille, le film a commencé... et voilà.... Vive l'UGC de Lille ! J'étais tellement anéanti que je n'ai même pas pensé à me faire rembourser la place : sachez que, en vertu du droit civil, je pouvais attaquer mon cinéma en justice pour lésion ! Oui, on nous a fait payer pour Môssieu Kechiche et Môssieu Kechiche a décidé de ne pas venir. Enfin, bref, c'est du passé.

 

Pour conclure

 

Un film esthétiquement réussi, irréprochable en terme d'interprétation, mais terriblement creux dans son déroulement narratif. Du Cannes pur jus, que je déconseille à ceux qui croient un tant soit peu à l'émerveillement et au bouleversement comme principales vertus du septième art.

 

Note : 2/5

 

L'avis de Vivien-Benmouffek

 

Je serai moins sévère que Yoyo114 puisque je dois bien avouer que les 3 heures sont plutôt bien passées chez moi, malgré la véracité de certains des propos de mon cher collègue : avec son "filmer-vrai", Kechiche nous donne une proposition de cinéma intéressante mais qui ne s'inscrira ni dans les coeurs ni dans les mémoires, n'étant pas été ému ni secoué par toute cette histoire.

 

Et évidemment, puisque je suis moi, je dois bien ajouter ma remarque débile : quand tu fermes les yeux pendant les scènes de sexe, non seulement tu peux faire des siestes de 10 minutes mais aussi t'as l'impression qu'elles font caca.

 

Note : 3,5/5

 

 

 

 

Rédigé par yoyo114

Publié dans #Sorties Ciné

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yoyo114 25/10/2013 12:55

Alors, j'ai vu Gravity !
Je laisse le suspense sur mon appréciation, en attendant, dites-moi ce que vous décidez pour qui fait la critique !

Hunter Arrow 02/02/2014 00:50

Quand je vois l'emballement des commentaires "organisationnels" sur cette critique, je me dis qu'avoir une catégorie "Vie du blog" dans laquelle nous échangerions nos projets d'article ne serait pas un mal.

mr-edward 22/11/2013 15:04

Je vais réfléchir à tout ça et je reviendrais vers vous assez rapidement.

yoyo114 22/11/2013 09:02

C'est vrai qu'une vingtaine de rubriques, ça nous ferait pas de mal !

mr-edward 22/11/2013 00:35

Entre-temps, j'ai trouvé un thème sur overblog assez sympa et aussi complet que l'actuel (voire un peu plus) : le nombre de catégories est soit 10,25 ou 50, donc nous aurions de la marge et ainsi aérer certaines catégories. Vu le flop du blog "From Zouzbekistan With Love", rien ne nous empêchera plus tard de refaire une migration.

J'attends avec impatience vos suggestions. Je m'emballe peut-être un peu trop vite mais je pense que ce serait une très bonne idée, je m'occuperais de tout (il y aura évidemment un article pour tout éclaircir). La date du 25 décembre serait parfait.

mr-edward 20/11/2013 13:11

En plus d'être actuellement en train d'écrire les critiques (j'espère en livrer au moins une avant la fin de la semaine), je réfléchis actuellement à de nouvelles pistes pour optimiser le blog :

- de nouvelles rubriques pour le blog.

-une petite refonte de certaines rubriques : définition de celles-ci, changement de nom des rubriques, mise en page, etc...

Bien évidemment, je vous tiendrais au courant, et je suis à l'écoute de proposition. Si cela se fait, je pense que l'idéal serait début 2014, pour bien entamer la nouvelles année.

William 18/11/2013 23:02

Je préfère les Trésor de Kellog's

mr-edward 18/11/2013 22:59

William : Tu nous enlèves un poids, merci.

Vivien : Hors de question, mais une lapidation avec des Chocapic je suis Pour.

Yoyo114 : Snowpiercer m'a donné envie de voir le reste de la filmographie du réalisateur donc je suivrais ton conseil (non je n'étais pas été remplacé dans mon sommeil et je te méprise toujours).

yoyo114 18/11/2013 22:44

Si vous voulez découvrir d'autres films de Bong Joon-Ho, je vous conseille vivement l'excellent Memories of murder. Le polar le plus original de ces dernières années, avec une liberté de ton que l'on ne trouve pas dans les polars américains

Vivien le boulanger violeur 18/11/2013 21:15

William mérite de se faire violé par un boulanger...

ATTENDEZ !!

Vivien le boulanger violeur (PROUT) 18/11/2013 21:13

Mmmmh, il semble que moi aussi je n'ai pas vu de films de Bong Joon Ho, mais ayant déjà commencé l'écriture, je m'attarde tout de même un peu sur sa filmo et les films typés asiatiques-plus coréen pour le coup.

Sinon, vous avez vu ce pseudo ? Il pète !

yoyo114 22/10/2013 14:26

Vivien : d'accord avec ta critique, même si j'ai moins aimé que toi.

Sinon, me laisserez-vous l'honneur de faire la critique de Gravity, que je compte voir Jeudi ?

mr-edward 23/10/2013 18:41

A moins que l'un de nous deux n'aime pas et l'autre aime.

yoyo114 23/10/2013 18:31

je pense aussi le voir, mais je te laisse volontiers la critique !

mr-edward 23/10/2013 17:46

Pas bête (pour une fois), bien que nous ne soyons trois à l'attendre : toi, vivien et moi. S'il est aussi génial que ça, pourquoi pas.

Il y a SNOWPIERCER qui sort la semaine prochaine, je compte le voir et donc pourquoi pas faire un critique si personne ne veut.

yoyo114 23/10/2013 17:24

De toute façon, je vais toujours le voir demain. Je vous dirais si j'ai quelque chose de constructif à en dire !

yoyo114 23/10/2013 17:23

et qui sait, vu que c'est le film attendu de l'année de la mort, on peut faire des critiques en masse façon TDKR

mr-edward 23/10/2013 00:49

Si cela peut te rassurer, tu n'es pas seul. Je suis, moi aussi, en retard au niveau de la publication des critiques, exemple avec celle de The Way (film sorti le 25 septembre) et The is the end (film sortis le 9 octobre).

Je t'avoue que j'aurais bien aimé faire celle de Prisoners, mais vu que le cinéma le plus proche de chez moi affiche encore la mention "prochainement' (depuis maintenant 3 semaines), je te la laisse volontiers.

Pour Gravity, je compte aussi le voir et qui l'un de nous trois va peut-être ne pas l'aimer.

Vivien 22/10/2013 21:21

Ah, au final Yoyo j'irai voir le film plus vers Lundi, donc au mieux je te laisse la critique, au pire on attendra pour que je la fasse, car mon écriture subtile et minimaliste se doit d'être attendue...

Demain j'irai néanmoins voir Prisoners, donc j'en ferai surement la critique dans la volée ("surement" parce qu'il y a une probabilité que je la sorte en retard comme d'habitude (si tu trouves ce comportement innommable réfère toi au premier paragraphe))

Néanmoins, si ça se trouve tout ce que je dis sera annulé parce que dans un ressort indescriptible j'irai voir Gravity malgré tout (ou pourquoi pas Prisoners et Gravity dans la même journée tant qu'on y est !), donc j'ai envie de dire : ON VERRA DEMAIN.
C'est à ça qu'on reconnaît les paroles d'un sage.

mr-edward 22/10/2013 20:36

Ce n'est pas tant pour le film en lui-même, mais plus comme j'ai tendance à faire les critiques de films de super-héros, autant continuer sur ma lancée.

Vivien 22/10/2013 15:58

En tout cas celle de Thor moi je te la laisse edward, car je me fiche de ce film comme de mon troisième divorce...

Vivien 22/10/2013 15:57

Bah au départ je voulais (je vais le voir demain) mais bon si tu veux je te la laisse, au pire si on a vraiment des avis opposés (ça sera peut-être le cas qui sait), on pourra peut-être faire un "pour ou contre"... MAIS je ne parierai pas sur cela...

Hunter Arrow 07/10/2013 09:11

GG pour la référence aux Inconnus et très bonne critique.

Idem que Edward, j'ai seulement vu l'Esquive du gars Keschiche et j'ai détesté... Par contre j'ai bien aimé son "héritier", à savoir Entre les Murs de Laurent Cantet, qui a aussi été primé à Cannes, use du parti pris de "filmer vrai" et finalement parvient à être bien plus pertinent de par son style que le film de Keschiche. Certes ils n'ont pas les mêmes thèmes, mais je trouve qu'Entre les Murs parvient à conserver une dramatisation intéressante, une progression narrative, là où dans l'Esquive j'ai juste eu l'impression de voir un film où un mec posait sa caméra en laissant les acteurs faire le taff mais finalement il ne se passait rien de probant.

Pour en revenir à la vie d'Adèle, un point qui me gêne c'est le foin fait autour de l'orientation sexuelle du personnage. Finalement j'ai l'impression que le film aurait dû s'appeler "La vie d'une goudou" car à écouter certains retours, j'ai l'impression que ce long métrage se contente de se formaliser sur ce seul aspect.

Et c'est ce qui m'énerve en général avec les films voulant évoquer l'homosexualité : on a l'impression que cette orientation sexuelle est la seule chose qui défini une personne. Pour faire plus claire, dans les films, être homo n'est pas seulement un aspect de la personnalité, mais carrément ce qui sert à définir le personnage dans ses fondements... ce que je trouve ridicule. Et si aux Etats Unis et en Angleterre, il y a du progrès, ces derniers créant des personnages homo ou bi mais qui savent se définir au delà de leur orientation sexuelle, en France on reste en retard sur le sujet. Et j'ai l'impression que la Vie d'Adèle ne déroge pas à la règle. En effet le seul élément perturbateur, c'est à dire lançant l'intrigue, semble être le fait que le personnage découvre qu'elle est goudou... Cool mais une vie ça se résume uniquement à ça ? Et visiblement à lire ta critique, le réalisateur peine à parler d'autre chose en étant intéressant. Et là je préfère vous renvoyer sur ce petit film québecois qu'est CRAZY qui évoque là aussi la découverte de son homosexualité par un jeune homme... mais pas UNIQUEMENT ça.

yoyo114 07/10/2013 09:28

Ecoute, c'est vrai que j'ai été un peu déçu, car Kechiche ne voit ses personnages que d'un point de vue social (le métier qu'elles exercent) et leur orientation sexuelle. Mais c'est peut-être une critique de l'individu contemporain, peut-être. En tout cas, ça m'a peu convaincu, même si tout n'est pas à jeter.

Je dirais même que si le film avait duré seulement deux heures, ma critique aurait été favorable.

mr-edward 06/10/2013 22:10

J'avais copieusement détesté "L'esquive" du même réalisateur, de ce fait, le cinéma d'Abdellatif Kechiche ne me fait ni chaud ni froid. Le film ne m'attire pas du tout et ta bonne critique confirme les raisons qui me poussent à ne pas le voir.

Vivien ne veut pas inventer un énième pseudonyme débile 05/10/2013 18:40

Ne jamais trop attendre des réalisateurs "palmé", que ce soit Michael Haneke ou Kechiche, s'ils ne veulent pas aller à une avant-première voir les spectateurs lillois indignes de leur honorante (mot non existant) présence, ils n'iront pas à une avant-première.

Sinon, pour ma part je me jetterai plus sur Gravity, qui s'est pour l'instant forgé une excellente réputation de "claque de SF de la décennie", un peu comme Les Fils De L'Homme donc... Du même réalisateur.

yoyo114 05/10/2013 19:28

je compte les jours en attendant gravity
ce qui est une très mauvaise idée car l'attente mène inéluctablement à la déception