Star Trek Into Darkness : Va-t-il attiser la colère des fans ?

Publié le 12 Juin 2013

Vous savez, les gens, l'Eté terrien n'a pas officiellement commencé, mais l'été hollywoodien quant à lui a démarré en fanfare et on commence à voir se profiler les supra-giga-maxibestof-ultra-paca-mana blockbusters qui rythmeront cette période que toute l'industrie cinématographique américaine espère bénéfique vu les sommes engagées. C'est ainsi qu'arrive déjà le 12 Juin le premier grand film très attendu de l'année, Star Trek Into Darkness, nouvelle épisode de la très longue franchise et deuxième réalisé par J.J. Abrams après son brillant revival de la série en 2009.

Bon, pour moi il a été très dur de faire une critique de ce Star Trek Into Darkness sans spoilers, mais néanmoins quelques mini-éléments sont dévoilé sur l'intrigue et quelques surprises du film. Donc si vous êtes un chieur de fan qui ne veut rien louper sur l'apparition des figurants dans telles scènes où sur la présence d'un personnage ou d'un autre, ne lisez pas cette critique. Bah oui, la vie est belle, vous avez d'autres choses à foutre, allez acheter des magazines !

Rappel en vitesse : le premier Star Trek signé J.J. Abrams

Bon, si les différences entre la toute première série télé Star Trek en 1969 et la nouvelle "saga" initiée par J.J. Abrams avec l'excellent Star Trek de 2009 sont énormes, comme ma planète, elles ont tout de même un point commun que je me dois de souligner en introduction de cet article : elles sont toutes les deux apparues dans un paysage cinématographique n'accueillant que très peu à bras ouvert ce genre si peu fréquenté dans le cinéma de science-fiction actuel : le space opera.

Eh oui, il faut dire que comme en 1969 où Georges Lucas n'avait pas encore apporté son fameux Star Wars, les années 2000 se sont vues de plus en plus désertées en terme de grandes aventures spatiales, de moins en moins répandues, surtout après le massacre de ce même Star Wars par ce même Georges Lucas avec sa non moins mais tristement fameuse prélogie. D'ailleurs j'admire le fait que ce soit justement J.J. Abrams qui reprenne le flambeau de Star Wars après nous avoir apporté le Star Trek de 2009, véritable morceau de bonne SF en même temps spectaculaire et très solide sur la forme comme au fond. Et en fait le seul défaut du premier film, c'était qu'il n'exploitait pas pleinement son potentiel, et même s'il racontait tout de même une histoire avec des enjeux importants et intéressants, il se "contentait" de nous introduire avec talent l'équipe de l'Entreprise dans la nouvelle timeline développé par Abrams, les liens qui les uniront, comment l'équipage s'est formé, mais surtout les origines du nouveau Captain Kirk, interprété par le bien nommé Chris Pine (Non, je dis ça parce que... C'est un beau gosse et... Non laissez tomber c'est une blague de très mauvais goût...) et du nouveau Spock, interprété par Zachary Quincho.

Les attentes, ou en tout cas mes attentes portées sur Star Trek Into Darkness c'était justemet d'exploiter pleinement le potentiel qu'on pouvait apercevoir dans le premier opus dans un film qui permettrait de faire évoluer pleinement ces personnages, les faire avancer dans leurs relations ou de LES TUER SANS AUCUNE FORME DE PITIE, tout en offrant du grand spectacle et un méchant digne de ce nom.

 

Star Trek Into Darkness : film anecdotique dans l'univers Star Trek ?

 

Bon, apparemment, il est temps de parler du film, et malgré le fait que je déteste faire ça quand je parle d'un excellent film, il faut justement aborder en premier quelque chose qui cloche abondamment dans ce film : il n'apporte pas d'évolution suffisante, pas vraiment par rapport au premier opus, pas vraiment par rapport à la série, parce qu'autant dire qu'on s'en fiche éperdument, nous sommes là pour considérer un film, pas une suite, mais plutôt par rapport à lui-même. En effet, J.J. Abrams tend à nous montrer dans cet opus comment l'équipage de l'Entreprise est devenu une très solide équipe nouée par de très forts liens d'amitié, ce pourquoi il commence déjà par montrer plusieurs failles et rouages ternis dans la cohésion du groupe. Passons déjà en revue ce qu'il y a de bien là-dedans.

Bon, bien évidemment, l'importance toute particulière placée dans la psychologie des personnages et dans leurs relations est toujours extrèmement bien vue de la part du réalisateur et marche ici énormément bien, c'est irréfutable. Parce que voilà le fait : la nouvelle équipe est très très bonne, et c'est une des très grandes qualités du film, ici beaucoup plus développée par rapport au premier long-métrage, où on nous montrait la formation de celle-ci. J'apprécie particulièrement l'importance donnée à Scotty, que je trouve bienvenue vu que c'est Simon Pegg qui l'interprète, un acteur très souvent comique, puisqu'il est le héros de au choix Shaun Of The Dead, Hot Fuzz et du futur The World's End, mais qui, tout en ne changeant pas trop son registre, est véritablement excellent ici. Ce qu'il y a aussi de très bon, c'est que l'émotion est souvent présente dans le film, notamment dans les moments où on assiste à la transformation de Jim Kirk en véritable chef de groupe, prêt à tout pour ses coéquipiers, qui ne sont alors pas que ses simples coéquipiers, mais sont surtout ses amis les plus chers. Il est d'ailleurs dommage de remarquer que souvent J.J. Abrams ne développe en profondeur que les personnages principaux et assez peu les personnages secondaires, ce qui est un peu contraire au concept intial de Star Trek visant une égalité de toutes les ethnies et toutes les nationalités, ce qui l'avait démarqué dans le contexte très compliqué de la guerre froide, mais ce n'est pas le véritable dilemme.

Non, le véritable problème là-dedans, c'est le manque d'évolution dont témoigne le film : en effet, on a un peu l'impression que toute l'oeuvre qu'accomplit le film à travers ses personnages est vaine, puisqu'à la fin du long-métrage on se retrouve exactement dans la même situation qu'au début : l'Entreprise vadrouille dans l'espace à la recherche de découverte, et la situation des personnages n'a que très peu évoluée, pour ne pas dire pas du tout ; d'accord c'est une formule basique Star Trekienne de finir comme ça, mais ce qui cloche c'est que peu de leçons ont pu être apprises, ou en tout cas pas assez. Laissez-moi mieux m'expliquer : Star Trek Into Darkness voit la disparition de personnage(s), beaucoup de tensions, l'apparition de nouveau(x) personnage(s), mais au final, certains rajouts ou scènes sont un peu inutiles, ou en tout cas ne servent pas assez l'histoire, l'univers de J.J. Abrams, les personnages ou encore l'ambiance du film.

Par exemple, une chose utile dans l'histoire de Star Trek Into Darkness : dans la première scène se déroulant dans une planète au volcan facétieux, Spock est sur le point de se sacrifier en méditant que le bien du groupe est plus important que le bien de l'individu. Il est bien évidemment sauvé par le système de téléportation de l'Entreprise, et son absence total d'émotion face à ce qu'aurait pu ressentir sa petite amie interprétée par Zoë Saldana, et son manque d'émotion en général, sera d'une grande importance dans l'intrigue psychologique du film. C'est un élément très utile puisque non seulement il sert l'histoire mais aussi les personnages du long-métrage. Et pour l'autre exemple, une chose inutile dans l'histoire de Star Trek Into Darkness : Cette même mission a, pour des raisons que je ne vous expliquerai pas, la répercussion de voir Kirk se faire rétrograder, désisté de la possession du titre de capitaine de l'Entreprise. Alors oui, ça peut paraître intéressant comme élément d'intrigue, mais sachant que 15 minutes plus tard Monsieur Kirk a de nouveau la pleine possession en tant que capitaine du vaisseau, c'est au final un aléa d'intrigue plutôt inutile et gênant car il donne l'impression à l'histoire de stagner.

Enfin, parce que j'ai épuisé beaucoup d'encre avec ce défaut, finissons donc rapidement sur une note un peu plus gabardineuse. J'avais parlé de nouveau membre d'équipage, eh bien j'évoquais une certaine jeune femme qui rejoint le groupe et qui pour moi n'a pas grand chose à faire là et fait partie de ces quelques choses inutiles du film, quoique cette fois ce truc inutile est plutôt plaisant, à l'oeil seulement. Donc pour vous résumer le problème plus rapidement que d'habitude, un petit poème :

Elle crit.

Elle sert presque à rien.

C'est une fille.

Elle a des seins.

Star Trek Into Darkness : Va-t-il attiser la colère des fans ?

Alors oui, je chipote un peu, elle a quand même un petit développement psychologique et des petites actions sur l'intrigue, l'actrice qui l'interprète se débrouille pour donner un peu plus de consistance à ses seins à son personnage, mais tout de même, il faut bien avouer que ses protubérances mammaires sont bien plus importantes que sa place dans l'histoire, donc vous avez compris et je peux conclure ces paragraphes pleins de finesse.

 

KHHHHHAAAAAAAAAANNNNNN !!!!!!!

Maintenant les enfants, on peut voir ce que J.J. Abrams a su apporter de bon dans sa mythologie Star Trek : tout d'abord, l'apparition des klingons (oui, voilà, c'est ce genre de mini-spoilers dont je vous parlais en introduction, donc si vous êtes un chieur de fan qui veut savoir à quelle minute un personnage a une chaussure différente ou quelle est la nuance de noir utilisé pour faire la coupe de Spock, vous avez du crier parce que maintenant vous savez que à un moment du film, on voit des klingons, mon dieu...), la découverte pour le spectateur des coulisses de Starfleet, beaucoup de scènes se passant sur Terre, une séquence d'introduction dans une planète inconnue très impressionnante, mais surtout, un méchant attendu par tout le monde, et dont le sobriquet de Mr. Harrison n'a su tromper personne, même pas moi qui suis pourtant totalement étranger à l'univers de Star Trek : Khan, personnage culte de la série télévisée et grand méchant du second film de la saga Star Trek originelle. Et là, les trekkies crient en choeur : "oooouaaaais ! Trop cool, yo !", et moi je dis "oui, mais... Mouais, je vais faire mon chieur". En effet, ce qui m'embête chez ce méchant, ce n'est pas l'acteur, qui essaye tant bien que mal de faire ressortir le soit-disant machiavélisme, la soit-disante portée dramatique, ou encore le soit-disant background de son personnage, ce n'est pas vraiment ça puisque Benedict Cumberbath livre une interprétation à la dramaturgie un peu exagérée ("hum, j'aime ouvrir très grand la bouche quand je parle de quelque chose de triste !!!", ou encore "Hum, j'ai une mèche qui me couvre maladroitement le visage parce que je suis sacrément en colère"), mais qui reste très solide sachant d'autant plus que cette dramatisation et cette théâtralisation icônicale (j'utilise des mots très très obscurs...) du personnage est voulue de la part du réalisateur.  

(petit interlude pour ceux qui n'avaient pas compris que le titre de cet article était un brillant jeu de mot en référence au nom du film Star Trek où l'on pouvait apercevoir le personnage pour la première fois : "Star Trek II, La Colère de Khan"... Cette saillerie drôlatique n'est-elle pas boulversivement désopilante ?)

Mais bref, ce qui m'a vraiment embêté chez Khan, c'est que je ne trouve pas que ce soit un personnage intéressant, et ce pour trouzemille raisons différentes : ses motivations, en plus d'être simplement développées par une scène explicative plutôt confuse, ne sont clairement pas assez lourdes, même si elles font ressortir chez Kirk l'importance des relations avec son équipage, et puisque j'ai pas non plus envie de tout vous spoiler, vous le verrez vous-même en regardant le film. Alors, si ce n'est pas son background qui fait de lui un bon méchant, ça serait peut-être son machiavélisme, sa cruauté ? Oui, mais... Non, là non plus ce n'est pas vraiment concluant, en effet, Khan ne déploie son potentiel de vilain seulement dans le tout dernier acte, et même si des centaines d'innocents sont surement morts dans une des très très impressionnantes scènes finales, ce n'est pas assez pour en faire un grand méchant digne de ce nom...

Néanmoins, trois choses font au final de lui un méchant potable de mon humble avis :

1. : La menace qu'il fait planer sur tout le film : En effet, Khan, de sa condition d'entre-guillemets "super-soldat", est un personnage très lourdement puissant d'un point de vue cérébral mais surtout physique : on redoute le moment où le personnage fera rejeter (ou non, là est toute la force d'une excellente partie du film) sa rage, parce que laissez-moi dire que quand ça arrive, ça fait des tâches, même si l'histoire ne permet malheureusement d'exploiter la colère de ce personnage... Mais surtout, grâce à Khan Abrams revendique au final l'appartenance de son Star Trek au cinéma post-11 septembre : en effet on peut facilement interpréter Khan comme une sorte de terroriste, une arme de destruction massive se retournant contre ses créateurs... 

2. : Son jeu d'acteur : j'en ai assez parlé, son interprète est un très bon second rôle

3. : Le scénario et l'écriture du film : Cela rejoint un peu l'aspect menaçant du mec : en effet, le film est tellement bien écrit qu'au final il redonne un peu de stature à ce personnage que j'ai trouvé un peu terne, mais qui est sauvé par le script excellent du film. Ce dont nous parlons tout de suite après autant de défauts énoncés !

Un scénario un peu prévisible mais extrèmement solide

Eh oui, voilà bien ce qui fait de Star Trek Into Darkness l'actuel meilleur blockbuster SF de l'année, pour l'instant (bah oui, en attendant Man Of Steel et beaucoup d'autres trucs !) : son écriture, son script. En effet, le long-métrage est un véritable plaisir à regarder, car son scénario sait parfaitement comment nous asséner intelligemment un nombre important de moment de bravoure, qui ne sont pas seulement animés par les effets spéciaux ou par les explosions, mais surtout par l'histoire et les personnages. Chaque grande scène d'action n'est jamais amenée d'une façon opportuniste mais sert toujours à constamment faire avancer l'intrigue et les relations entre les personnages.

Et si certaines scènes collent un peu plus à ce côté "gros blockbuster à 200 millions de budget", elles sont toujours faites avec un soin extrème de la part de J.J. Abrams, enfin un réalisateur qui ne se sera pas vendu à la triste méthode de secouer partout la caméra pour inspirer la fureur et la tension dans les scènes mouvementées, mais qui a trouvé un style qui, sans polluer le film, parce qu'il y a bien évidemment toujours des centaines d'effets de lens flares (mais un peu moins nombreux qu'à l'habitude à cause de la conversion en 3D du film, ne pouvant pas se faire avec le type de caméra utilisé pour les nombreux effets de lumière parasite du premier film), et parce qu'il y a bien évidemment toujours autant de gros zooms accéléré sur une menace lointaine dans le cadre, le détachent de l'illisibilité de la plupart des blockbusters actuels. Conséquence très positive à tout cela : Putain j'ai sacrément pris mon pieds à de très nombreuses reprises dans le film. Et j'ai la fâcheuse tendance à me dire qu'un film qui arrive tellement bien à me donner de sacrés frissons avec son climax comme un bon truc.  Et j'ai pas seulement pris mon pied parce que j'avais une scie sous la main NON JE RECOMMENCE : Et j'ai pas non seulement pris mon pied parce que ça explose de partout (quoique une petite scène seulement consacrée à la destruction très massive était vraiment orgasmique sur grand écran), mais parce qu'on s'attache énormément aux personnages et qu'on s'accroche beaucoup au scénario et à ses nombreux rebondissements et parce que chaque scène d'action fait malinement intéragir l'un et l'autre.

Mais reparlons donc un peu plus du script : il comporte quand même un gros défaut : malgré tout le plaisir qu'il procure à parcourir, il est souvent prévisible, et évidemment, ceci peut vous paraître plutôt contradictoire, mais laissez-moi mieux m'expliquer : je me suis souvent attendu à ce qu'il allait se passer, mais Star Trek Into Darkness possède tout de même une tension suffisante dans sa mise en scène spectaculaire et dans ses péripéties palpitantes pour arriver assez haut dans son penchant thriller. Car c'est en effet le ton que prend le film dans une excellente partie en forme de confrontation qui voit l'Entreprise en mauvaise passe et dans une impasse risquant très fortement d'être mortelle. Voilà un adjectif qui colle parfaitement à cette parcelle du film que j'ai adoré : on requestionne l'identité de Khan, et l'équipage se confronte à un ennemi... Particulier. Bref, pourquoi ai-je autant apprécié cela ? Parce que c'est le point culminant du long-métrage où les instants de pure intensité et les scènes d'action et de tension très originales (comme une chute gravitationnelle incroyable en plein espace entouré par de nombreux obstacles) se multiplient au plus grand plaisir du spectateur.

Et c'est donc dans ces moments-la et grâce à d'autres grosses qualités du film qu'on oublie facilement les gros défauts de Star Trek Into Darkness. Il est donc maintenant de définitivement vous les faire oublier, de les rayer de votre mémoire afin de vous recommander exécutivement ce film en vous présentant ces autres grosses qualités avant de conclure !

Autres raisons pour lesquelles Star Trek Into Darkness est un excellent film 

Eh oui, c'est la dernière partie de cette grosse critique sur un long-métrage qui le mérite : et disons que pour moi, ce fut autant un film intéressant à critiquer que difficile à traiter, tellement il faut, pour montrer les qualités comme les plus gros défauts du long-métrage d'une façon démonstrative, gâcher quelques très bons éléments de l'histoire du film, ce que je voulais ne pas faire du tout en écrivant cette critique. On va dire que j'ai donc atteint mon but, même si à la fin ILS MEURENT TOUS ET BRAD PITT EST SCHIZOPHRENE !!!!!!... Bref, il est donc temps de revenir sur quelques petits points du film que je n'ai pas pu aborder précédemment. nous allons notamment aborder quatre point : LA BANDE-SONORE, L'AMBIANCE DU FILM, des ACTEURS et enfin LES EFFETS VISUELS. J'espère ainsi que vous aurez un point de vue complet sur ce film, et surtout que vous aurez envie de le voir !

Tout d'abord : la bande-sonore : pour moi, et comme pour le premier film, elle est d'excellente qualité, avec notamment le nouveau thème principal Star Trek composé par Michael Giacchio. CE THEME EST TOUT SIMPLEMENT GRANDIOSE ET EPIQUE, INCROYABLE MAGIQUE ET tout ce que vous voulez ensuite. C'est vraiment un thème magistral pour la nouvelle et géniale nouvelle série galactique dont J.J. Abrams nous livre aujourd'hui le deuxième opus (non, sérieusement...). Le reste des soundtracks est aussi d'excellente facture, avec de nombreux thèmes plus dramatiques, collant à l'atmosphère du long-métrage, et, pareillement, d'autres thèmes inspirant une certaine tension. Mais avant de lire une seul mot savant de plus sortant de mon clavier d'ordinateur, je vous ordonne d'écouter tout de suite le thème dont je vous faisais les éloges méritées !!!!

Dès que j'entends ce truc je danse en jupe devant mon chien... Ou je sais plus quoi

Reparlons donc de l'ambiance et de l'atmosphère de Star Trek Into Darkness : comme vous avez du le comprendre, elle est plus orientée vers la tension et plusieurs évènements dramatiques viennent ponctuer l'intrigue et renforcer l'émotion du film. Néanmoins, l'humour est toujours présent, il fait souvent mouche, notamment grace justement à l'attachement envers les personnages et la force du script MAIS C'EST INCROYABLE TOUT EST LIE ! Mais surtout, c'est bien évidemment grâce aux acteurs. Je vous en ai parlé de quelques-un : Simon Pegg en tant que Scotty, un des "maîtres ingénieurs" du groupe qui se retrouvera à mon plus grand plaisir (oui, mon plus grand plaisir parce qu'apperemment certains auront trouvé son numéro de comique un peu lourd...) au coeur de l'histoire, et Benedict Cumberbath en tant que Khan, un comédien solide pour un personnage trop inconcistant. Mais il faut tout de même vous parler des deux acteurs principaux, donc l'amitié est le pilier d'émotion du film : Chris Pine et Zachary Quinto, qui interprètent respectivement Kirk et Spock.

Et autant dire que c'est du solide, comme ma planète, en effet les deux interprètes collent parfaitement à leurs personnages : on pourrait croire que Quinto aurait pu prendre la facilité en livrant un jeu totalement fade en réaction à l'absence d'émotion de son personnage, mais n'oublie pas le côté humain de Spock en livrant une interprétation très bien nuancée qui fait de son personnage une figure très attachante. Quand à Monsieur Pine, il s'affirme vraiment comme un excellent capitaine Kirk dans Into Darkness, et ce malgré sa jeunesse. Arriver à une telle réussite sans vulgariser la figure icônique du personnage qui est tout de même plutôt modernisé est un coup de maître autant de la part de Abrams que de Pine : toujours aussi irrévérencieux, le personnage subit une assez grande transformation de petit capitaine à capitaine légendaire, prêt à se sacrifier pour ses camarades. On peut enfin citer Zoë Saldana, la petite amie de Spock. Bon, je n'ai rien contre la vie de couple entre lui et elle, et je n'ai rien non plus contre l'actrice, donc tout va bien dans la forêt des rêves bleus. Pour ne pas m'allonger inutilement je ne parlerai pas du reste du casting, même s'il est tout aussi satisfaisant.

Bon, il faut terminer cette dernière partie de la critique en parlant des effets spéciaux : et là, autant dire que je me suis pris une fournée de petites claques visuelles avec ce film, parce qu'autant dire que J.J. Abrams a trouvé un excellent superviseur des effets visuels ; on pouvait notamment craindre un afflux d'image de synthèse, mais ne vous inquiétez pas : le cinéaste effectue comme pour le premier opus à un magnifique bras d'honneur à la production basique de blockbuster ne s'appuyant que sur les fonds verts, en faisant très souvent les scènes dans des décors réels, ou créés pour l'occasion en ne se contentant pas d'un studio avec un fond vert, tout en les mélangeant à des images de synthèse tout de même plus présentes que dans le premier opus mais de toute beauté. On peut voir que Abrams a mis un soin tout particulier à l'aspect du film : Star Trek Into Darkness, comme son prédécesseur, est (encore plus) beau, et chacun des plans viennent magnifier chacun de ses magnifiques tableaux.

Il est donc temps de conclure ce long retour sur ce grand divertissement de science-fiction signé le futur réalisateur de Star Wars 7

CONCLUSION

J.J. Abrams prouve ici qu'il est le nouveau maître du Space Opera, arrivant à faire gommer tous les défauts de son oeuvre par du grand spectacle intelligent, dicté non pas par des effets visuels (sidérants) mais par du coeur, beaucoup d'émotions, beaucoup de tension, qui au final nous donnent le meilleur blockbuster de ces derniers mois, ultra-spectaculaire, ultra-mouvementé, et surtout d'une incroyable précision. Longue vie, prospérité et que Abrams ne vire jamais du côté obscur de la science-fiction. Pour l'instant, c'est très bien parti.

 

 

NOTE : 4,25/5

Star Trek Khan not die

Avis de Hunter-arrow :

Ce qui marque en premier lieu devant ce film c'est son habile dosage entre grand spectacle et construction des protagonistes. Le rythme haletant parvient à ne jamais confondre vitesse et précipitation et le tout s'écoule avec une grande fluidité, enchainant moments de bravoures avec l'émotion. Bien sur on peut pester contre certaines facilités scénaristiques, mais ces dernières conservent toujours une certaine cohérence par rapport à l'intrigue et le but de ce film qui se veut être avant tout un ouvrage teinté d'optimisme. En cela Abrams allie parfaitement le cinéma post 11 septembre avec son méchant inspiré des terroristes modernes, et ce cinéma insouciant tels qu'il l'était dans les années 80/90. Avec son spectacle omniprésent et lisible, porté par des effets spéciaux magnifiques, son écriture construisant à merveille ses personnages, sa bande son superbe; ce Star Trek Into Darkness peut prétendre au titre de meilleur blockbuster de l'année et peut être même de meilleur blockbuster de ces 3 dernières années. Une réussite totale !

Ma Note : 5/5

L'Avis de mr-edward :

L'un des films les plus attendus de cette année 2013, Star Trek Into Darkness tient toutes ses promesses. En effet, J.J Abrams réalise un second volet visuellement impressionnant, doté d'un scénario solide et bien écrit. Certains reprocheront quelques facilités scénaristiques mais celles-ci n'entachent pas le bon déroulement de l'histoire. Abrams alterne parfaitement les scènes d'action, la construction des personnages ainsi que l'installation des enjeux. Il gomme les défauts du 1er volet, en apportant encore plus d'émotions, de tension, de rythme et d'effets visuels époustouflants. Pour conclure, Star Trek Into Darkness est une réussite qui mérite d'être vu.

Note : 4.5/5

Rédigé par Vivien

Publié dans #Sorties Ciné, #Dans le Magnéto

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mr-edward 20/06/2013 16:08

Vivien : je ne suis pas d'accord avec toi, concernant l'évolution des personnages. L'exemple en ait avec les choix de Spock au début du film et ceux qu'il fait à la fin.

Sinon, bonne critique (pas de blague graveleuse ou de partages en couilles, le pieds).

Hunter Arrow 17/06/2013 17:41

Personnellement j'assume à 200% mon 5/5. Put*in que ça m'a fait du bien de voir un VRAI Space Opera. Que du bon, j'ai eu ce que je voulais. D'aucuns penseraient que le film aurait dû être plus audacieux, que c'est du déjà vu, que ça reste trop classique... mais bon sang de gabardine au moins c'est bien fait. Non parce que les audaces narratives du genre "Oh oh oh, lui c'est pas le vrai méchant, le méchant c'est moi en fait et pas grave si je flingue l'aura de l'autre méchant et qu'on lui accorde une mort à la con sous un pseudo prétexte de déconstruction mythologique de mes deux burnes..."

Star Trek Into Darkness, ça pète pas plus haut que son derrière, ça applique la bonne vieille recette de mémé en matière de blockbusters estivales, mais au moins il la soupe est excellente à défaut d'être surprenante et il n'y a aucun arrière goût dégueulasse.

Nova 17/06/2013 16:58

Je viens de voir ce film également et je rejoins tous le monde pour dire qu'il est excellent et qu'il est incontestablement le meilleur blocbuster de l'été pour le moment (en attendant la grosse concurrence qui arrive). Il est à noter que j'avais juste trouvé bien le premier volet qui manquait un peu de surprise et de peps, mais là Abrams, réal qui je dois l'avouer ne m'a jamais vraiment fait vibrer sur tous ses films, a visiblement passé la seconde et m'a en même temps rassuré sur ce que pourrait être le futur Star Wars, sachant que sur l'épisode 7 il devra faire encore mieux, car Star Wars doit tout de même rester la référence devant Star Trek !

Le gros point positif de ce film : Khan, je n'avais pas vu un méchant aussi charismatique depuis le joker dans The Dark Knight. Celà en dit long sur sa performance.

Je lui mets 17/20 à ce film, voir 16.5/20.

Hunter Arrow 16/06/2013 13:26

Après avoir vu ce film je confirme d'une part le surkiffage mais d'autre part j'ai quelques réserves sur la critique de Vivien (qui reste très bonne). En tout cas j'en ai sur un certain point : le manque d'évolution. Bordel si les personnages n'évoluent pas dans ce film je ne sais pas ce qu'ils font !!! Et ce constat est fait à cause du plan final... mouais pas convaincu. Surtout lorsque l'on se concentre entre temps sur le discours de fin et sur les circonstances de la prochaine mission de l'Enterprise (ils partent pour 5 ans dans l'espace sans retour sur Terre).

Hunter Arrow 15/06/2013 20:40

Yoyo sache que je suis un guetteur attentif du CGI qui tâche et honnêtement le Star Trek de 2009 ne les a employé que lorsque c'était nécessaire. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai autant aimé le film. Abrams n'a pas hésité à faire construire des hangars et des décors entiers pour limiter le plus possible l'usage de CGI. Et personnellement ça m'a rappelé les vieux Star Wars que j'aime tant.

vivien 15/06/2013 20:18

Prend-le mal.
Non sérieusement, tu as déjà lu toute la critique ?

yoyo114 15/06/2013 20:21

On va dire que j'ai lu ce qui m'intéressait de prime abord.
C'est mon cadeau, je fais ce que je veux !

yoyo114 15/06/2013 20:14

ta critique, pour le coup, m'a donné envie de voir le film.
Cependant, je ne suis pas aussi enthousiaste que toi sur le premier volet, que j'ai trouvé assez classique et très tourné "image de synthèse". Donc, quand tu dis que comme pour le premier volet, Abrams fait un pied de nez à la synthèse, je ne sais pas trop comment le prendre :p